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Ce mois-ci, nous vous proposons de lire un extrait du livre Les doctrines secrètes de Jésus, écrit par Harvey Spencer Lewis, publié par la Diffusion rosicrucienne.

Dans ce livre, publié pour la première fois en 1937, Harvey Spencer Lewis montre comment Jésus fonda une école composée d’hommes et de femmes qu’il initia et prépara à poursuivre sa mission de lumière. S’appuyant sur des archives et sur les textes bibliques, il analyse la nature mystique des enseignements que ce Grand Initié dispensa à ses plus fidèles disciples.

La mission secrète de Jésus

Les chapitres précédents sont parsemés de références à la grande mission que Jésus devait accomplir sur Terre. Il convient de se pencher quelque peu sur cette mission, tant son lien avec le secret semble avoir été étroit. Nous avons déjà souligné qu’au cours des siècles précédant la venue de Jésus, des êtres inspirés avaient répandu la lumière et prodigué des révélations divines dans différentes nations. Même en restant prudent face aux récits mythologiques de l’Antiquité et en redonnant leur place aux allégories que contiennent notamment les religions égyptienne et hindoue, il n’en demeure pas moins que de nombreux  faits révèlent clairement que bien des peuples de l’Antiquité croyaient depuis des siècles à la naissance divine de grands Instructeurs qui avaient pour mission de les faire sortir des ténèbres spirituelles.

Comme j’ai indiqué dans mon livre « La vie mystique de Jésus », on attribua à beaucoup d’entre eux une conception immaculée et une naissance divine qui ne peuvent manquer d’évoquer celle de Jésus. Même si l’on considère que ces récits ne sont que des allégories, il faut bien constater que les peuples de l’Antiquité considéraient ces mystiques et ces sages inspirés comme des envoyés de dieu ou des dieux qu’ils adoraient ; ils étaient cosmiquement choisis et missionnés pour venir parmi les hommes, à certaines périodes de leur évolution, pour leur indiquer l’étape suivante et la voie à suivre pour se hisser à une vie plus noble. Il est aisé de comprendre que ceux qui les avaient admirés et vénérés aient pu imaginer, après leur disparition, des récits qui insistaient exagérément sur leur divinité. Nous avons, aujourd’hui encore, tendance à transformer en héros extraordinaires ceux qui se sont distingués, et nous n’hésitons pas à considérer qu’un grand esprit soit non seulement chargé d’une mission particulière au service de l’humanité, mais qu’il soit aussi un être unique, au sens physique, mental et biologique. Cette tendance à conférer à ceux qui ont fait preuve d’une sagesse ou d’une inspiration exceptionnelles, certaines qualités dont ne bénéficie pas le commun des mortels, existe aussi chez les Chrétiens, pour qui les disciples de Jésus étaient des âmes prédestinées, s’incarnant sur Terre pour atteindre les sommets et la noble position qu’ils occupent dans la religion chrétienne. Ainsi, la littérature et les archives chrétiennes présentent Saint Matthieu avant sa conversion, comme un publicain , collecteur d’impôt, résidant à Capharnaüm ; après avoir été une lumière parmi les hommes et un grand prédicateur dont les témoignages spirituels ont été immortalisés par le Nouveau Testament, il connut une mort naturelle.

Cependant pour les Chrétiens, Matthieu a mérité son titre de Saint, moins pour le bien qu’il accomplit dans la dernière partie de sa vie comme disciple et missionnaire, qu’en raison de quelques qualités uniques dont aurait été douée son âme avant de s’incarner dans le corps qui devait l’accueillir ; la naissance même de cet être prédestiné aurait été entourée de circonstances et de conditions uniques. Quant à Saint Marc, les archives chrétiennes ne le présente pas comme un personnage extraordinaire. Son vrai prénom était Jean, Marc étant en réalité son nom de famille. On connait fort peu de choses sur sa vie avant sa conversion au Christianisme. Il n’aurait pas retenu l’attention si, devenu l’un des compagnons des disciples, il n’avait pas prêché. Or, les Chrétiens ont tendance à le considérer comme un enfant très pieux, doué d’une exceptionnelle maturité spirituelle, et destiné à devenir une grande lumière de l’Église chrétienne et un Saint. Il en va de même de tous les personnages associés à l’histoire du Christianisme.

Un fait, cependant, demeure certain en ce qui concerne les Avatars et sages inspirés qui précédèrent Jésus. Ils remplirent une mission, que celle-ci ait été ou non décrétée par Dieu et qu’ils soient ou non nés dans des conditions exceptionnelles. L’histoire moderne les reconnait comme des être divinement inspirés et revêtus d’une mission unique, non parce qu’ils ont prétendu être des envoyés de Dieu, mais parce qu’ils ont réellement œuvré pour faire avancer la civilisation et répandre la lumière parmi les hommes. L’examen des enseignements de ces anciens philosophes nous révèle que la vérité et la sagesse sont les pierres de voûte de leur contribution à la pensée morale et spirituelle de l’humanité. D’où leur venait cette connaissance ? Comment un homme peut-il transcender les circonstances et les conditions de sa vie, rejeter tout confort personnel, abandonner tout but égoïste, pour se consacrer à chaque instant et avec diligence à une œuvre spirituelle, ou simplement morale ? Comment peut-il consentir les plus grands sacrifices pour permettre à l’humanité de s'élever ? Comment peut-il accepter d’endurer les souffrances qui semblent être la seule récompense que l’humanité puisse offrir à ceux qui l’ont aidée le plus ?

L’histoire démontre que la plupart des grands sages du passé ont en effet connu la trahison, les soupçons, la jalousie et l’envie de la part des religions établies et de certaines couches sociales ; dans bon nombre de cas, ils sont morts sur une croix, fut-elle allégorique, raillé par ceux qui auraient dû apprécier le plus ce qu’ils avaient accompli.

- Fin de l'extrait -